Une gauche à la triste figure

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Francis Sitel

« Croire que, dans cette vie, les choses doivent toujours durer

 au même état, c’est croire l’impossible. Au contraire, 

on dirait que tout y va en rond, je veux dire à la ronde. »

Cervantès

Don Quichotte de la Manche

 

 

La gauche une fois encore se débat dans la perspective de l’élection présidentielle.

Il s’agit de celle de 2027. Mais la participation de quelques figures habituées de l’épreuve, le choix des thèmes privilégiés et ceux qu’on veut écarter pourraient créer l’illusion d’un remake de celles de 2022, ou de 2017, voire avant… A quelques remaniements du casting près.

Sauf de croire à l’impossible, la gauche devrait affronter le défi d’un monde qui change d’état.

La donnée fondamentale est un monde entré en turbulences.

Il s’agit de la combinaison de plusieurs  données : 

° La crise climatique. 

° Une grande transformation du système capitaliste mondialisé qui génère des régressions sociales et démocratiques, des rivalités inter-impérialistes (d’abord entre États-Unis et Chine, et aussi entre puissances régionales), une multiplication des foyers de guerre.

° Une crise des systèmes démocratiques fondés sur l’État de droit et la démocratie représentative (séparation des pouvoirs, élections transparentes, libertés démocratiques…), avec en corrélation une montée générale des systèmes dictatoriaux (marquée de basculements et de résistances).

Ces crises multiples ne sont pas articulées. Mais dans un monde globalisé elles interagissent fortement. D’où des conflits localisés sur des territoires de petites superficies qui génèrent des ondes de choc de longue portée : résonances dans les sociétés occidentales de la destruction de Gaza, blocage du détroit d’Ormuz perturbant l’économie mondiale… 

Parmi  les défis qui percutent en profondeur certains fondamentaux de la gauche, l’un central est l’inscription de la guerre au cœur de l’Europe : agression destructrice de la nation ukrainienne (qui impose un choix incontournable, de solidarité ou non avec le peuple ukrainien en guerre), et dont la visée poutinienne est au-delà une implosion de l’Union européenne. Situation qui oblige à redéfinir l’approche qu’on avait précédemment de celle-ci, en particulier en matière de politique de défense et d’alliances. « L’Europe » (plus que l’Union européenne) tend à ne plus être un sous-ensemble de l’Occident sous domination nord-américaine, mais une entité en devenir confrontée à des États continentaux (États-Unis, Chine, Russie), entre lesquels se nouent conflits et accords opportunistes, auxquels elle est confrontée et pour lesquels elle représente un champ d’interventions politiques et économiques.

Pour expliquer cette situation inquiétante de montée de l’extrême droite et d’affaiblissement de la gauche on évoque l’absence à gauche de projet, ou d’un « imaginaire », par opposition à ce qu’il en serait à l’extrême droite. Il convient de cerner précisément le lien (de l’ordre d’une dialectique négative) entre ces deux données, et de prendre la mesure du problème : la gauche/les gauches sont privées des projets de portée historique qui les identifiaient, du fait de l’effondrement de ce que représentait dans ses diverses variantes le socialisme/communisme. En l’absence d’un tel horizon d’attente, la gauche s’affaiblit et se fragmente, elle peine à relever les défis contemporains (dont la crise climatique), et à intégrer les réponses nécessaires en un projet global de société. Quant à l’extrême droite, elle capitalise sur les replis identitaires et les ressentiments, pour porter une perspective régressive et autoritaire.

Dans le cas de la France, la gauche est de surcroît confrontée au dérèglement des institutions de la Ve République… 

Cette crise est en autonomie relative par rapport à la société, ce qui invite à distinguer les rapports de forces sociaux et les rapports de force au plan électoral et institutionnel, ce pourquoi il convient d’être prudent avec la notion de « fascisation » de la société.

Si ces derniers peuvent être bouleversés par une irruption du mouvement social, reste que dans leur état actuel ils sont porteurs d’un possible accident politique catastrophique. En ce sens que celui-ci ne serait pas l’expression mécanique de ce qu’est la société, mais résulterait d’abord d’un dysfonctionnement institutionnel. L’accession à la tête de l’État de l’extrême droite, donnant à celle-ci des moyens d’action sans équivalent par rapport au passé, ni au regard des autres pays européens, représenterait une rupture historique aux effets majeurs pour la société française. Et aussi pour l’Europe, car accompagnant et accélérant la montée des extrêmes droites (en Allemagne, au Royaume-Uni…), dont l’accès au pouvoir dans plusieurs pays clés conduirait à une reconfiguration  de l’Union européenne et à une dégradation majeure des rapports de force mondiaux.

Jusqu’à présent la puissance électorale du RN a été intégrée dans le logiciel présidentialiste des autres forces : sa présence au deuxième tour étant acquise, l’objectif était de gagner la seconde place au premier tour, la qualification pour le deuxième tour valait assurance d’être élu. Ce logiciel, fondé sur un rejet du RN (Front républicain), est obsolète : le RN est en capacité de gagner un deuxième tour, quel que soit le challenger, et donc d’accéder au pouvoir.

Malgré les errements des forces politiques et les rivalités égotiques des postulants à la présidence, c’est à partir de cette donnée qu’il faut analyser l’état de la gauche et ses difficultés.

Le problème pour la gauche française est un rétrécissement de la conscience politique et en conséquence un appauvrissement de la réflexion et du débat, d’où une surdétermination du présidentialisme et des calculs électoraux.

La fragmentation politique traduit la domination de la question « Comment dans cette situation tirer son épingle du jeu ? » (pour son parti et à titre personnel). Celle-ci est enrobée dans un discours euphorisant : « On peut gagner ! », « On va réformer la société ! », « on défend un programme de rupture ! ».

C’est oublier qu’aujourd’hui la gauche est électoralement à un niveau historiquement bas (de l’ordre de 30 %), qu’elle est gravement fracturée, et anémiée au plan intellectuel et militant. On ne peut que partager le diagnostic de l’éditorialiste du Figaro : « Le talon d’Achille de la gauche est moins sa division que sa faiblesse globale ».

Seul le mouvement syndical et associatif maintient une capacité de réflexion et d’action, alors que les partis semblent cantonnés au verbe. Ces derniers consacrent beaucoup de temps et d’énergie à alimenter les rivalités internes de leur camp, au prix du sacrifice de la lucidité quant aux véritables enjeux de la situation.

C’est le résultat présent d’un processus de désagrégation en profondeur de la gauche politique. A quoi s’ajoutent deux éléments. D’une part, la prégnance croissante du fonctionnement en distanciel qui neutralise les relations démocratiques constitutives de partis militants, la dispersion et la volatilité d’opinions exacerbées dans l’espace numérique… D’autre part, des capacités d’intervention (avec épisodiquement leur part d’activisme) se focalisant sur les élections, elles-mêmes de plus en plus dominées par une logique de marketing électoral (comme le souligne Rémi Lefebvre).

Si la lucidité est de voir que l’objectif central est de barrer la route au RN qui menace de prendre le pouvoir en 2027, la question de vérité est : Comment ?

Dans le cadre actuel (dominé par un électoralisme borné par l’échéance présidentielle), la réponse est : par une candidature qui au deuxième tour sera en capacité de rassembler la majorité anti-RN. Celle-ci existe, mais de manière négative (en « contre », non en « pour »), et elle est transversale à la gauche et à la droite.

Donnée qu’esquive et masque l’illusion que la gauche (ou une gauche) à condition d’être armée d’un programme « radical », de « rupture », est en situation de battre et la droite et l’extrême droite. 

Cette réalité est inédite et perturbante. D’où des lignes de fracture qui, contrairement à ce qui est souvent dit, ne sont pas superficielles.

À gauche, c’est celle opposant une formule associant social-démocratie et bloc centriste, et celle d’une politique qui, se présentant comme « radicale », en vient à désigner le PS comme adversaire direct sinon principal.

À droite, c’est l’offre de « l’union des droites » (c’est-à-dire l’alliance avec le RN) alternative à la réponse d’une droite refusant cette perspective (droite conservatrice, pour une part très à droite, mais qui reste « républicaine », c’est-à-dire attachée au libéralisme politique).

Cette réalité, difficile à accepter, implique des choix fort dérangeants. 

Par exemple l’hypothèse qu’au deuxième tour on peut être amené à voter, et surtout appeler à voter, pour une personnalité ouvertement de droite. Ce qui suppose d’admettre que la gauche ne peut pas parier sur la seule possibilité de son accès au pouvoir à l’occasion de la prochaine présidentielle. Non que cette ambition soit illégitime, mais parce qu’elle suppose une unité dont les conditions aujourd’hui paraissent impossibles à réunir. Elle supposerait de dépasser les contentieux du passé, de surmonter les rivalités et d’assumer un pluralisme pacifié (cf. le lourd passif du Front de gauche, de la Nupes, du Nouveau front populaire !).

Les failles ouvertes au sein de la gauche et de la droite sont profondes. 

Elles résultent de deux visions différentes de la situation. Celles-ci se sont cristallisées à l’occasion des élections législatives de 2024 et au cours de la séquence parlementaire qui a suivi. Elles ne répondent pas aux seules coordonnées nationales, mais de manière souvent non dite intègrent les coordonnées internationales.

L’une est de la comprendre comme une confrontation défensive, visant à faire barrage à la marche au pouvoir de l’extrême droite. C’est celle, plus ou moins explicitement assumée, de la gauche modérée (et de la droite républicaine).

L’autre est de l’affronter sur un mode offensif justifiant le rejet d’une logique de compromis au profit d’une politique de « rupture » (sans lever le flou de ladite notion). C’est celle de Mélenchon qui affiche sa position hégémonique à gauche, pour parier sur un ralliement obligé à sa candidature et le renvoi du PS à la marge. L’objectif est au deuxième tour un duel avec le RN (évoquer l’élimination de celui-ci dès le premier tour relevant de la pure rhétorique).

C’est également celle du RN. Dans son cas avec de réels atouts qui lui promettent la victoire (la seule inconnue, voire fragilité, étant les conséquences d’une candidature de Marine Le Pen imposée malgré un lourd passif judiciaire). La rhétorique est ici celle de Marine Le Pen souhaitant que le compétiteur soit, non pas Mélenchon (qui assurerait un « succès de  rejet »), mais Edouard Philippe (pour que soit offerte une « victoire de conviction »). 

D’où deux dynamiques contraires. L’une centripète : la volonté de stopper l’extrême droite invite à une unité (de toute la gauche, voire au-delà), qui ne neutralise pas les divergences existantes. L’autre centrifuge : ces mêmes divergences sont à tout moment mobilisables pour justifier les rivalités internes à chaque camp. Deux mouvements combinés : plus s’affirme l’un, plus l’autre s’affaiblit (1). 

À droite le travail semble en cours pour, malgré de grandes difficultés, dégager l’espace d’une candidature suffisamment commune pour emporter l’élection. À gauche, inversement, la division se creuse, empêchant la possibilité même d’une candidature unique. Plus gravement cette situation révèle un agenda caché en fonction de la question de savoir qui de LFI et du PS occupera la troisième place, et de ce fait s’imposera comme leader de l’opposition de gauche au pouvoir qui émergera de la présidentielle (2).

Dans un tel contexte, alors que la présidentielle est présentée comme le moment où vont être débattues et tranchées toutes les questions laissées en suspens : les retraites, la politique énergétique, la dette, l’école, le système de santé, (mais en esquivant les options décisives au sujet de l’international)… En fait, les propositions politiques des uns et des autres seront asphyxiées par la compétition des postulants à la victoire présidentielle. Le présidentialisme étouffe le débat démocratique !

Au final ce sera un choix en faveur soit du RN, soit d’une personnalité qui paraîtra incarner la possibilité du refus de l’extrême droite. Ce pourrait être un candidat issu de la gauche, susceptible d’obtenir un consentement d’une part de l’électorat de droite, ou un candidat de droite, qui serait en mesure d’obtenir le consentement majoritaire de l’électorat de gauche. Une équation si dérangeante que les partis l’esquivent, quitte à afficher leur incapacité à surmonter leurs divisions et à aggraver leur impuissance.

D’où la place que pourraient occuper certaines personnalités atypiques, dites « indépendantes » – type Dominique de Villepin, Bernard Cazeneuve, Xavier Bertrand, Matthieu Pigasse, Laurent Berger…- qui peuvent apparaître comme susceptibles d’assumer cette perspective. À ceci près qu’affronter une campagne présidentielle sans un appareil politique paraît une gageure !

La gauche devrait s’inscrire dans ce mouvement large de refus de l’extrême droite, et en être son aile marchante. 

Cela non dans un esprit de captation électorale, mais avec le souci de « parler vrai ». 

Cela implique de relativiser le thème « c’est nous les plus (sinon les seuls) armés pour battre l’extrême droite », qui sert à justifier la division entre forces de gauche. Pour au contraire valoriser la bataille politique visant à convaincre du danger que représente l’extrême droite, de la nécessité et de la possibilité d’empêcher sa progression, et expliquer ce que sont les moyens pour ce faire…

Dans ce mouvement la gauche doit affirmer un projet qui justifie son existence et son action, pour traduire en termes politiques les aspirations sociales de la majorité de la population (l’impératif étant de renouer avec le salariat et la jeunesse). En affichant moins ses préoccupations électorales, et davantage la volonté d’animer les mobilisations permettant de peser sur les rapports de force entre classes pour obtenir des victoires partielles. Cela en phase avec les dynamiques qui au sein du mouvement syndical et du mouvement social veulent mobiliser pour faire barrage à l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite.

Quant à ce qui est du terrain électoral, une telle démarche devrait conduire à relativiser l’enjeu présidentiel, en prenant acte que la gauche va s’y confronter en position défensive. En effet la majorité électorale de refus du RN est composite, et porteuse d’une politique « modérée ». Une éventuelle (et improbable) victoire d’un candidat de gauche serait le résultat d’un « aléa » électoral, non le résultat d’une mobilisation sociale porteuse d’une charge transformatrice de la société. 

C’est un renversement des problématiques qui est posé. Si l’objectif défendu est la victoire de la « vraie gauche », contre la droite et l’extrême droite (et contre la « fausse gauche »), la division ne fera que s’aggraver… Avec en conséquence un affaiblissement du « camp social » qui est celui de la gauche. En revanche, si on prend conscience que le projet de la transformation sociale auquel doit s’identifier la gauche ne peut s’imposer par les seules élections (encore moins pour cette présidentielle) mais doit s’inscrire dans les mobilisations sociales, incluant les batailles idéologiques et la compétition démocratique des partis (3), s’impose l’impératif immédiat de barrer la route à l’extrême droite. Celui-ci nécessite des compromis avec des secteurs de la gauche modérée, et même de la droite républicaine. Il en découle l’évidence d’unir les gauches par-delà leurs irréductibles différences.

Concernant la thèse récurrente des « deux gauches irréconciliables », le problème n’a jamais été qu’il existe des gauches (bien plus que deux), mais d’en désigner « deux » et les décréter « irréconciliables ». Pourquoi ces deux-là ? Irréconciliables sur quels sujets ? Aujourd’hui, pour ce qui concerne la présidentielle, c’est LFI et la gauche modérée.

Ce qui conduit à imposer comme inévitables au moins deux candidatures issues de la gauche au premier tour de la présidentielle. Situation qui devrait empêcher la qualification pour le deuxième tour d’un candidat issu de la gauche, sauf pari qu’une division symétrique à droite abaisserait le score de la qualification, et permettrait à Mélenchon de ravir la mise (au premier tour contre le reste de la gauche, voire au deuxième tour contre le RN). Calcul pour le moins très aléatoire, car postulant que la classe dirigeante n’est plus capable de maîtriser la situation.

En revanche les dégâts d’une telle approche sont immédiats. Ils dépassent les questions électorales pour toucher aux rapports de forces socio-politiques et à l’avenir même de la gauche. Il suffit d’en voir les symptômes : la division entre LFI et le reste de la gauche se ramifie en divisions chez les socialistes, parmi les écologistes, les communistes, y compris à gauche de la gauche… D’où le peu de crédibilité d’une primaire, qui de moyen de rassembler toutes les gauches (dès lors qu’elles en accepteraient le principe) en est venue à alimenter la division.

Il faut prendre en considération une possibilité inédite qui se dessine.

On peut craindre qu’une éventuelle victoire présidentielle du RN conduirait à réinstaurer le mécanisme classique qui entraînerait aux législatives qui suivraient une majorité RN (du fait de la mobilisation à droite de la droite, et de la démoralisation de la gauche), et donc les moyens au RN d’appliquer sa politique. Ce serait le basculement de la Ve République dans un régime autoritaire.

Il n’en est pas de même pour le candidat de gauche ou de droite qui l’emporterait sur l’extrême droite. Dans ce cas la question de quelle majorité (ou absence de majorité) parlementaire serait à nouveau ouverte. Suite au choc puissant qu’en tout état de cause va entraîner la présidentielle et les reclassements qui en résulteront, on ne peut écarter à priori la possibilité d’une majorité relative de gauche à l’Assemblée nationale, ce qui reposerait les questions « Quel premier ministre ? », « Quel gouvernement pour quelle politique ? », « Quel parlementarisme en rupture avec le     présidentialisme ? ». Dans ce cas le basculement de la Ve République se ferait vers un régime parlementaire (ce que dans le passé ont permis les périodes de cohabitation).

La gauche ne paraît guère se préparer à ce type de situation. A tort !

Notes :

(1) : Une question difficile vient ici se greffer. Si les divergences entre forces de gauche beaucoup plus importantes dans les années trente n’ont pas empêché la formation du Front populaire, pourquoi l’unité ne serait pas possible aujourd’hui alors que les désaccords sont moindres ?  La différence porte moins, outre le choc des ambitions personnelles  caractéristiques d’une Ve République finissante, sur la gravité des divergences que sur l’existence ou non d’une autorité politique apte à faire accepter par les milieux militants et l’opinion des choix politiques décisifs (y compris des tournants d’orientation à 180° en fonction de données internationales clairement intégrées : la montée des fascismes, la marche à la guerre généralisée )…

(2) : Il est possible que le marasme croissant à gauche résulte de la gravité du problème ainsi posé :  quelle gauche (avec quel projet, quelle base sociale, quelle organisation) face à un pouvoir d’extrême droite (voire de droite classique, mais selon des coordonnées différentes) ?

(3) : C’est-à-dire l’exact opposé des polémiques habituelles à gauche. D’un côté c’est l’accusation de « trahison » portée contre le PS. Réactivée par le choix du PS de ne pas avoir voté la censure, cela sans autre forme de procès ni explications quant aux choix politiques lors de ce moment politique. Ni prise en compte du caractère destructeur de tels jugements. 

De l’autre côté, on notera les efforts de certains socialistes pour apporter de l’eau au moulin de ceux qui veulent ériger un prétendu « front républicain anti-LFI ». Présidentialisme aidant, les dérapages de Mélenchon sur certains sujets (dont l’antisémitisme) sont jugés être l’orientation du mouvement lui-même, voire assumés par son électorat.

 

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