Syndicalisme au féminin. L’enjeu de la réduction du temps de travail

Même si la majorité des employées espère la mutation dans un centre postal proche du lieu d’origine, en attendant il faut vivre là, dans cette usine des Chèques postaux de Paris. De temps en temps, à l’entrée du centre, lors de la prise de service, à 7h30 le matin, des militants distribuent des tracts syndicaux ou politiques. Ils sont pris par la plupart, mais froissés et jetés par d’autres qui les perçoivent comme une agression. Quand ils sont lus, ils sont peu discutés, parce qu’on n’ose pas avouer qu’on ne comprend pas tout, et cela fait un peu peur : c’est de la Politique avec un grand P. On sentait confusément les conflits, sans y reconnaître vraiment nos préoccupations.

En fait, les tracts syndicaux et politiques s’adressent plus précisément au personnel masculin des services du tri nuit et jour, massivement syndiqué, à la différence du personnel féminin des services « d’exploitation » (c’est le cas de le dire), peu syndiqué. Tel est le cas du journal de section de la CGT, Le Réveil des Chèques1, mais c’est également vrai pour les autres organisations syndicales présentes sur le centre : la CFTC/CFDT et FO.

Pourtant un thème intéresse et concerne de près les filles : celui du temps de travail. Il est abordé dans quelques tracts, mais surtout dans les discussions. Avec les 42 heures hebdomadaires, il faut sans cesse se « débrouiller », pour un rendez-vous chez le dentiste, pour garder son môme le samedi… Se débrouiller, c’est changer de brigade avec une collègue, c’est se faire remplacer, c’est jongler avec le temps. Cette question du temps de travail est peu abordée par les syndicalistes hommes, majoritaires à la tête des organisations. Pour eux, la référence en matière de lutte ce sont les gars. Le leitmotiv du journal c’est : « N’est-ce pas les gars des lignes ? », «  N’est-ce pas les gars des bureaux-gares ? »… Dans un centre féminin à 95% !

Les cadences : Ah! ces femmes, à la fois fourmis et papillons !

Avec ce fichu système de compétition qui fait grimper la cadence à la vitesse grand V, celles qui ont fini les premières peuvent partir. Donc le groupe le plus rapide donne le « la », et tout le monde fonce pour gagner 5, 10 minutes, au mieux 20 minutes. Le prix à payer c’est la fatigue nerveuse. N’être plus que des doigts qui courent sur des touches… jusqu’à la crise de nerfs. Si vous finissez la première, vous aurez un compliment, et quelquefois même un bonbon ! Il faudra alors rester à la hauteur du compliment et foncer toujours plus.

  1. Les cadres supérieurs mâles qui sont des connaisseurs savent jauger d’un coup d’oeil la « dextérité féminine ». Un vieux grigou d’inspecteur disait : « C’est un plaisir de les voir taper, on dirait des papillons« . Lui qui n’avait jamais touché une machine, qui ignorait tout de la fatigue et du mal au dos, il en était tout excité.

Ces messieurs règnent sur la ruche et jouent soit les adjudants de brigade, soit les Don Juan du 3ième âge, et se permettent plaisanteries grivoises et gestes équivoques. Quelques uns jouent les deux rôles alternativement. Gare à celle qui osera riposter !

C’est bien connu, les femmes ne peuvent pas s’entendre, ne peuvent pas se supporter, pour un rien elles se « crêperaient le chignon ». La rivalité, la division des femmes entre elles pour que l’une contrôle l’autre, que le retard de l’une entraîne la répression de toutes, que les plus rapides imposent leur rythme : « Moi je l’ai fait, j’en ai bavé, à leur tour !« , le cycle est reparti, la machine à rendement fonctionne toute seule… Pourtant, de temps en temps, entre nous, on rigole bien ! Alors, renforcement de la surveillance pour empêcher « les bavardages » et les rires, considérés comme très subversifs, parce que rire ensemble c’est déjà s’entendre, d’une certaine manière c’est de ne plus être dans la division et la compétition organisées.

Tout aussi féminin que la dextérité, il y a l’absentéisme. Mais on ne peut pas tout avoir ! Comment empêcher ces milliers de femmes d’avoir des enfants ? Il faut donc subir les congés de maternité et les absences pour enfants malades (12 jours par an quel que soit le nombre d’enfants). On entend : « C’est bien beau les enfants, mais il faut savoir ce qu’on veut travailler ou faire des mômes« , ou encore : « Quand vous n’êtes pas là, vous n’êtes pas rentables ».

Le pire est que parfois les auteurs de ces fines remarques sont d’autres femmes, des agents de maîtrise entre marteau et enclume, dont la tâche ingrate est d’exercer une surveillance tatillonne, de contrôler les cadences, d’empêcher de parler, de sortir… Leur promotion à elles, c’est le plus souvent un avancement interne, moins glorieux que la promotion des hommes à des postes plus élevés. Surveiller leurs collègues d’hier, si proches, avec lesquelles il faut marquer les distances pour être les instruments de ces messieurs mieux placés sur l’échelle hiérarchique.

Se syndiquer, le début de la subversion

Les conditions matérielles et psychologiques pour le syndicalisme ne sont pas des plus faciles : pas de local, pas de droits, et, du haut en bas de l’échelle, des méthodes plutôt dissuassives  de la part de la hiérarchie.

Faute de local, les réunions se tiennent sur les paliers en bas des escaliers, pendant les pauses ou après le travail, pour discuter, quelquefois à la cantine dans le bruit et les allées et venues. Pour s’aérer la tête, pour échapper aux pressions de la hiérarchie, pour parler un peu librement, les militantes se donnent parfois rendez-vous dans un des cafés proches du centre des chèques. Parler des conditions de travail, de cette pression incessante au taper toujours plus vite, de cette ambiance de trouille entretenue par la hiérarchie ne saurait se faire n’importe où. Il faut être en confiance et dans un cadre qui ne rappelle pas le boulot.

Interdiction de ramasser les cotisations et de diffuser les tracts dans les services. Les distributions de tracts se font à la porte d’entrée aux prises de service, à partir de 7h15 le matin, ou entre 11 heures et 13 heures pour toucher la brigade qui quitte le boulot et celle qui commence sa journée. Et ça débite : pour distribuer les tracts à la porte, il faut aussi tenir la cadence, les filles sont pressées, déjà le stress du boulot se fait sentir…

Les militantes transportent à bout de bras 3000 tracts et plus par le métro. Dans les sections syndicales les heureux propriétaires de voitures étaient très rares, non par souci écologique mais par manque de moyens pour se payer une bagnole même d’occasion.

S’affirmer comme syndiquée c’est s’exposer a des traitements « particuliers » de la part des surveillantes des salles.

Les syndiquées sont tenues de donner l’exemple au niveau du travail, elles doivent être irréprochables, fournir un travail parfait, et ne pas parler. Or, le propre de la démarche syndicale est la discussion, le contact avec les collègues, donc de la part des militantes une tendance au « bavardage», sanctionnée par des sortes de mise en quarantaine, par exemple se trouver forcée de taper sur la machine de dépannage, face au mur et tournant le dos à tout le monde…

Encart :

Paulette Dayan, responsable CGT, propose une description réaliste de ce qui se passait dans les centres de chèques postaux au moment du « manuel » 2: « Aux chèques postaux la durée du travail est de 41h30. Au fur et à mesure que les filles finissaient plus tôt, le nombre de comptes à gérer était augmenté. Elles tapaient à une vitesse folle, impossible de voir les mains sur les claviers, ni le chariot de la machine tant le va et vient était rapide.

Chaque salle était organisée à partir de collectifs de travail : groupe de 3 employées.

La plus rapide ou la plus pressée de partir imprimait le rythme de travail dans le collectif, et le collectif le plus rapide « tirait » les autres de la salle. Leur aliénation était si profonde que lors des périodes de baisse de trafic, il leur était impossible de ralentir le rythme, sinon au prix d’une souffrance intolérable. Il ne fallait pas bavarder avec les collègues, ni mettre trop de temps pour aller aux toilettes.

L’ambiance était pesante, la peur toujours présente.

L’affichage d’informations au panneau syndical était soumis au visa, c’est à dire à la censure des chefs de centre. Et la signature de pétitions étaient interdite. Collecte des timbres et vente de la presse réclamait de la part des militantes et des syndiquées beaucoup de courage et de volonté.

La majorité des inspecteurs était très méprisante envers les employées avec des réflexions inadmissibles, lorsqu’elles apportaient par exemple une déclaration de grossesse!

L’organisation syndicale n’était pas reconnue ; ni aux chèques ni au téléphone. Brimades, sanctions, PV étaient partie prenante du militantisme CGT.

Les militantes des chèques et du téléphone avaient observé qu’avec l’augmentation des cadences se multipliaient les cas où une employée craquait : crise de nerfs, crises de larmes, arrêts de travail pour dépression nerveuse, et les statistiques publiées par le Ministère indiquaient une progression des congés de longue durée pour maladie mentale. D’une manière générale les plus nerveuses étaient les plus rapides. Elles prenaient des tranquillisants pour dormir, du café et des excitants pour tenir le coup au travail. »

  1. La grève du zèle

Puisque au travail, tout l’art est d’être la meilleure, de tenir le rythme maximum, de foncer, pour la nouvelle arrivée, qui n’a pas encore acquis le rythme, le pire moment est de se retrouver seule, la dernière à taper sur sa machine. Elle s’entend taper, et c’est la panique : elle ne va jamais y arriver… Dans quelques salles, les militantes s’arrangent pour attendre et éviter le traumatisme d’être la dernière. C’est ça aussi, et ça surtout, le militantisme syndical aux Chèques postaux. Et ce n’est pas le plus facile, même si ce n’est pas reconnu par les responsables syndicaux.

L’encadrement, lui, comprend bien tout le danger de cette attitude pour son système de compétition et son système de sorties anticipées. Tenir la cadence et être « bonne », c’est partir plus tôt, c’est être une championne. Ne pas tenir la cadence, c’est partir plus tard, et être considérée comme un handicap pour le groupe et toute la salle, le poids mort, le boulet qu’il faut traîner.

Quand ça devient vraiment trop dur, trop insupportable, que dans la semaine il y a eu plusieurs crises de nerfs dans quelque salle, des militantes aguerries organisent la « grève du zèle » pour obtenir du personnel supplémentaire. C’est le résultat d’un long travail de préparation : expliquer comment on peut ralentir en appliquant strictement le mode opératoire, ce qui retarde considérablement certaines phases de travail, comment respecter les temps de pause, et taper à son rythme sans chercher à partir avant l’heure officielle de 19h30.

C’est le résultat d’heures de discussions, de liens créés entre toutes au delà de rivalités dues à la compétition quotidienne. Ce mode d’action demande une entente sans faille entre les filles, il demande aussi de se contrôler pour perdre l’habitude de cette nervosité réflexe qui vous fait foncer sans réfléchir. C’est cela le plus difficile, ce qui exige le plus grand effort personnel : penser à ce qu’on fait, considérer l’environnement, échapper à une sorte de vitesse abrutissante. Ce qui est le mieux dans cette action, c’est de ne plus avoir peur, sentir sa force, se voir travailler avec les autres comme un vrai collectif, et surtout voir comment dans l’engrenage implacable de l’organisation du travail, l’action de chacune perturbe tout le système.

Car, en face, les cadres lointains se demandent : « Qu’est-ce qui se passe ? », pas de grève recensée, le calme plat, et ça bloque, le trafic ne passe plus. Les surveillantes, plus proches elles, perçoivent ce qui se passe, elles voient l’ambiance changer, leurs injonctions habituelles se heurter à une sorte d’ indifférence. Le dernier recours, c’est : « Mesdames vous ne partirez pas avant l’heure ! ». Et quand cet argument massue ne marche plus, c’est grave. Chaque soir les restes s’entassent dans les coffres. Alors là, les messieurs cravatés se pointent dans la salle, ils daignent venir discuter avec les « CTDIV et SUEC2 », le menu fretin de l’encadrement de « proximité », pour voir comment sortir de cette situation. Ils savent que ce sont elles qui ont les clefs. Certaines apportent un soutien à peine déguisé.

  1. La grève du zèle, c’est tout l’édifice qui s’écroule, ce sont les femmes qui inversent les termes, qui brisent les stéréotypes, qui s’entendent entre elles. Leur cohésion est plus forte que la division organisée. Ces femmes coalisées échappent à tous les filets habituellement tendus pour les faire marcher droit. C’est la panique de l’encadrement face à la tranquille assurance de celles qui ont défié l’ordre et pour qui l’essentiel est leur solidarité, la prise de conscience d’elles-mêmes, de leur force, de leur existence propre, enfin ! Découvrir le plaisir de s’entendre, de parler , d’affronter les chefs, de rire ensemble.

Dire ça suffit ! pour celles qui ont charge de famille, choisir la solidarité au travail et se débrouiller avec les contraintes familiales, c’est un acte de grande portée qui exige beaucoup, qui bouleverse les habitudes, qui révèle à soi-même.

Souvent, dans les luttes, les hommes se paient de mots, de grands mots comme socialisme, lutte de classe, révolution…, les femmes, elles, posent des actes, des petits actes sur lesquels elles ne mettent pas tout de suite des mots. Cependant ces actes-là engagent pour longtemps, quelquefois ils sont irréversibles… Certaines les ont reconnus dans le mot féminisme, d’autres pas, d’autres dans le syndicalisme, en général elles n’en font pas une affaire et continuent leur « bonhomme » de chemin.

Mais c’est tellement difficile à tenir, c’est tellement superbement ignoré par les structures syndicales, que c’est à l’usure qu’ils auront les filles qui résistent ainsi. Petit à petit se réinstalle le fatal « départ anticipé » qui fait repartir les cadences.

A l’issue de la grève du zèle, quand les responsables syndicaux demandent le nombre de cartes récoltées, il y a un blanc, un malentendu quelque part ! Une fois de plus les femmes n’ont pas fait l’action qu’il fallait, n’ont pas été dans la ligne. Devant une telle incompréhension, l’échange s’arrête, ils ne sauront pas ce qui s’est passé… Et, contentes de leur lutte, les filles ne peuvent s’empêcher de râler un peu contre ces mecs qui leur font la leçon.

Mais qu’est ce qu’elles veulent ?

Les gros centres étaient synonymes de grosses luttes, ne pas oublier qu’à cette époque, les centres de chèques étaient un peu l’équivalent féminin des usines Renault du point de vue de la concentration du personnel. Le PCF avait désigné les chèques comme entreprise phare suivie par le Comité Central.

Or si les Chèques étaient des gros centres, il n’y avait pas de grandes luttes. Pourquoi cette situation particulière ? Avant 68, et même après, quand la question se posait, la réponse était facile : les militantes n’étaient pas capables, leur profil ne convenait pas. Celles qui faisaient une analyse de leur milieu, non seulement n’étaient pas écoutées mais elles étaient ridiculisées, considérées comme apolitiques. Le diagnostic était vite fait : les filles des Chèques n’avaient pas la tête politique !

Les responsables des structures syndicales sont plutôt branchés salaires, retraites, conditions de travail. Ils ne comprennent pas cette urgence de la réduction du temps de travail pour les filles des Chèques. Pour eux la réduction du temps de travail est une revendication considérée comme utopique, en tout cas lointaine et en aucun cas prioritaire. Dans les centres de tri, les demandes portaient sur le paiement des heures de nuit, les primes de pénibilité, le service actif (retraite à 55 ans).

Les grèves impulsées dès 1960, voire avant, sur la réduction du temps de travail l’ont été par les structures locales des syndicats, avec des tentatives de coordinations. Celles-ci étant très mal perçues par les fédérations, qui se sont empressées de les disqualifier, les traitant de corporatistes et les condamnant fermement en tant que « structures parallèles ».

Les obstacles ne viennent pas seulement d’en haut, mais aussi de nos proches collègues, les camarades hommes des services de nuit (jusqu’en 1983 l’accès aux services de nuit fut interdit aux femmes). Ils bénéficient d’une double compensation pour la nuit du samedi au dimanche. La revendication du samedi libre, si elle était satisfaite, leur ferait donc perdre cet « acquis ». Sans formuler la chose aussi crûment, ils tournent autour du pot pour mettre des bémols à cette aspiration, ils se font les chantres inconditionnels de la suppression du retour qui ne remet pas en cause leur avantage.

Dans les structures syndicales, ces questions d’horaires, de temps de travail sont donc reléguées à des histoires de bonnes femmes qui ne savent pas se situer dans les vraies revendications : pouvoir d’achat, classifications, conditions de travail, et autres thèmes considérés comme « politiques ».

Nous, les femmes, étions finalement jugées inaptes à faire du syndicalisme, du vrai, qui cartonne. Dans les structures syndicales, il y a surtout une grande inaptitude à écouter les femmes qui faisaient une analyse de leur milieu, l’analyse que les filles se situaient différemment que les gars par rapport à leur boulot. Beaucoup de jeunes vivaient leur travail aux chèques comme un moment de leur vie, provisoire et pas du tout comme un métier ou une profession. Leur vraie vie serait ailleurs, dans le foyer qu’elles fonderaient ou dans d’autres projets qu’elles réaliseraient quand elles seraient « mutées ». Pour les autres, mariées avec de jeunes enfants, elles considéraient leur travail comme apportant un salaire d’appoint au foyer, donc comptait d’abord l’équilibre à trouver entre temps passé pour la famille et temps passé au travail. La réduction du temps de travail, c’était la perspective de vivre un peu mieux tout de suite, de souffler un peu. Celles qui prenaient leur emploi au sérieux étaient les femmes seules qui élevaient leur enfant. Pour elles, pas d’échappatoire possible.

Les responsables syndicaux dérangés dans leur vision des choses par cette façon différente d’appréhender la réalité du travail se réfugiaient dans des conclusions simples : les femmes des Chèques n’étaient pas combatives, elles acceptaient passivement leur exploitation, et les militantes qui les représentaient écoutaient trop leur « base » sans faire d’analyse politique. En bref, elles n’étaient pas compétentes en syndicalisme, elles ne savaient pas faire des adhésions, pas organiser les grèves comme il fallait, seulement capables d’impulser ce bazar de grève du zèle, sans mot d’ordre syndical, sans négociation , une drôle de façon de réclamer des effectifs ! Et, pire que tout, elles n’avaient pas de plan de travail !

Et pourtant l’Histoire nous a donné raison, la réduction du temps de travail est devenue une aspiration de toute la société : par rapport aux nouvelles réalités, par rapport aux nouvelles technologies, par rapport au développement du chômage…

La ténacité, l’opiniâtreté, trente ans de lutte persistante ont fait qu’au bout du compte au moment des 35 heures de la loi Aubry, une partie du personnel des Chèques travaillant dans les ateliers de saisie était à 35 heures depuis plusieurs années, et l’ autre partie à 36 heures.

1Edité en Janvier 1965 pour et par la section de «  l’arrivée » , avec une rubrique foot et des polémiques syndicales qui concernent peu les filles des services féminins.

2Paulette Dayan, Les Femmes et le syndicalisme, décembre 1999, témoignages recueillis par l’HIS CGT-PTT